Contribuer
Vous devez être inscrit pour contribuer.Login ou Créer un compte
Note
Votre note

Date : 14/05/2009
Lieu : Orangis
Salle : Le Plan
View : 671 fois
Catégorie : concert
C’était un concert improbable à tous points de vue. Improbable d’avoir gagné ces places alors que le concert était complet depuis des mois. Et un lieu hautement improbable, Le Plan, à Orangis Bois L’Epine, soit 30 minutes de RER D et la première occasion pour moi de mettre les pieds en banlieue. « A la gare, tourner à gauche, puis à droite devant l’arbre, c’est au bout du chemin ». Ledit chemin était inondé par la pluie et mes jolies baskets roses de faire « splouch » dans la boue à mon grand désarroi…
La vocation du Festival Escalator, c’est de faire découvrir des artistes « qui montent ». Charlie W. était bien sûr populaire avant d’y venir mais Ludo Pin et Krystle Warren n’ont pas dépareillé côté virtuosité.
On arrive justement au milieu du set de Ludo Pin, un doux-dingue qui a la force de faire adhérer le public à ses loufoqueries planantes. Entre contrebasse et clavier, il nous entraîne dans son univers barré (« alors c’est un poème qui date de l’époque de la Commune ») et le public le suit, un public bien plus accueillant et chaleureux qu’à Paris d’ailleurs (ou bien est-ce moi qui force le trait ?).
Puis c’est au tour de Krystle Warren, venue seulement avec sa guitare et sa voix magnifique, sans micro, et dont la musique s’inscrit au carrefour de la soul, du blues et du folk. Pendant une heure, aucun des 600 spectateurs n’était plus dans cette bourgade improbable aux airs de bout du monde mais bien dans les rues ensoleillées de Manhattan avec Krystle. Moi qui ne suis pas capable de taper des mains en rythme plus de 30 secondes, j’ai tapé des mains et remué de la tête et des hanches pendant près d’une heure. Ce fut mon coup de cœur de la soirée. L’ambiance était exceptionnelle, tout le public (et pas seulement le premier rang) se déhanchant sur la guitare et la rythmique à toute épreuve de celle que personne ne connaissait une heure auparavant, puisque 95 % de la salle était venue pour le vagabond Charlie Winston. En guise de conclusion, Krystle Warren nous a offert une reprise éblouissante d’ Eleanor Rigby, rythmée, déniaisée et reprise en chœur par la salle.
Puis arrive enfin Charlie. Les parents secouent leurs enfants endormis, la foule se resserre, un peu. Nous on en profite pour récupérer de superbes places, à la visibilité maximale. In your hands est une des premières chansons qu’il chante et déjà toute la salle le suit. Pas de temps de chauffe, Charlie Winston et son public sont à bloc dès la première chanson. En tout cas, ce gars là fait ce qu’il veut de sa voix et de sa guitare au bois beaucoup usagé autour des cordes.
Mais pour être honnête, un léger sentiment de « too much », d’un « hobo » un peu trop souriant pour être sincère. Ca n’est pas une raison pour bouder notre plaisir car Charlie Winston est un véritable showman capable d’improviser une petite chorégraphie tout en continuant de chanter pendant qu’on lui change une corde en 30 secondes chrono ou encore de passer la sangle de sa guitare autour de sa tête sans déloger son inimitable chapeau. Nous partons sur Kick the Bucket pour cause de dernier RER à attraper pour retourner sur la capitale.
Like a hobo, on l’écoutera à l’ipod sur le quai du RER alors que Charlie le chantait au même moment à 500 mètres de là.
Comme des clodos on vous dit…
La vocation du Festival Escalator, c’est de faire découvrir des artistes « qui montent ». Charlie W. était bien sûr populaire avant d’y venir mais Ludo Pin et Krystle Warren n’ont pas dépareillé côté virtuosité.
On arrive justement au milieu du set de Ludo Pin, un doux-dingue qui a la force de faire adhérer le public à ses loufoqueries planantes. Entre contrebasse et clavier, il nous entraîne dans son univers barré (« alors c’est un poème qui date de l’époque de la Commune ») et le public le suit, un public bien plus accueillant et chaleureux qu’à Paris d’ailleurs (ou bien est-ce moi qui force le trait ?).
Puis c’est au tour de Krystle Warren, venue seulement avec sa guitare et sa voix magnifique, sans micro, et dont la musique s’inscrit au carrefour de la soul, du blues et du folk. Pendant une heure, aucun des 600 spectateurs n’était plus dans cette bourgade improbable aux airs de bout du monde mais bien dans les rues ensoleillées de Manhattan avec Krystle. Moi qui ne suis pas capable de taper des mains en rythme plus de 30 secondes, j’ai tapé des mains et remué de la tête et des hanches pendant près d’une heure. Ce fut mon coup de cœur de la soirée. L’ambiance était exceptionnelle, tout le public (et pas seulement le premier rang) se déhanchant sur la guitare et la rythmique à toute épreuve de celle que personne ne connaissait une heure auparavant, puisque 95 % de la salle était venue pour le vagabond Charlie Winston. En guise de conclusion, Krystle Warren nous a offert une reprise éblouissante d’ Eleanor Rigby, rythmée, déniaisée et reprise en chœur par la salle.
Puis arrive enfin Charlie. Les parents secouent leurs enfants endormis, la foule se resserre, un peu. Nous on en profite pour récupérer de superbes places, à la visibilité maximale. In your hands est une des premières chansons qu’il chante et déjà toute la salle le suit. Pas de temps de chauffe, Charlie Winston et son public sont à bloc dès la première chanson. En tout cas, ce gars là fait ce qu’il veut de sa voix et de sa guitare au bois beaucoup usagé autour des cordes.
Mais pour être honnête, un léger sentiment de « too much », d’un « hobo » un peu trop souriant pour être sincère. Ca n’est pas une raison pour bouder notre plaisir car Charlie Winston est un véritable showman capable d’improviser une petite chorégraphie tout en continuant de chanter pendant qu’on lui change une corde en 30 secondes chrono ou encore de passer la sangle de sa guitare autour de sa tête sans déloger son inimitable chapeau. Nous partons sur Kick the Bucket pour cause de dernier RER à attraper pour retourner sur la capitale.
Like a hobo, on l’écoutera à l’ipod sur le quai du RER alors que Charlie le chantait au même moment à 500 mètres de là.
Comme des clodos on vous dit…
Autres contributeurs
Pas de contributeurs actuellement.



© Musity & Studio Press 2008 - Content posted by Musity users is dedicated to the public domain.
Commentaires
Laisser votre commentaire
Vous devez vous connecter ou vous inscrire pour pouvoir poster des commentaires Login ou Créer un compte