The Bree Van de Kamp's - The Bree Van De Kamps à l’OPA – Episode 4

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Date : 31/03/2009

Lieu : Paris

Salle : OPA

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Catégorie : concert

Flo

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Ceux qui s’attendaient en se rendant à l'OPA à une pop niaise et sucrée à l’image de la rousse résidente de Wisteria Lane en sont pour leurs frais.

Le concert débute par le long cri qui inaugure le titre Animals et le ton est donné. Les Bree Van de Kamp's c’est d’abord un rock noise tourmenté, qui revendique des influences comme Sonic Youth et les Pixies. En les écoutant on s’imagine plonger au delà des apparences lisses et parfaites, dans les noirceurs de l’âme de Bree Van De Kamp, probablement la plus rock des Desperate Housewives.

Dès les premières chansons, on constate avec plaisir qu'ils ont gagné en confiance depuis leur premier concert au Palais Bar il y a à peine quelques mois. Un son bien meilleur, et la voix du chanteur, Palem, bien plus audible. La performance est d’autant plus admirable que ce n’est pas la formation habituelle du groupe : un des deux guitaristes est au clavier sur certains morceaux (pour cause de doigt cassé) tandis que le chanteur (qui ne joue pas habituellement) et l’autre guitariste se partagent sa partie. Ceux qui les voyaient pour la première fois ne se sont doutés de rien, preuve d'une belle assurance et maturité pour un groupe récent (août 2008) mais qui bénéficie largement de l'expérience de ses membres qui ont déjà fait leurs armes dans d'autres formations.

Arrive Aftermath, ma chanson préférée, et ses riffs de guitare résonneront encore longtemps dans ma tête, bien après le concert. Puis Laughing out Loud nous offre une sorte de répit sans rien perdre de la belle énergie qui caractérise leur musique, avant que la tension ne remonte d'un cran avec Empire. Et c’est comme si l’égérie de Marc Cherry* lâchait le prozac et poussait à fond le volume de sa chaîne hi-fi, dans une maison désertée par ses enfants, pour déverser ses névroses en hurlant son mal être trop longtemps étouffé sous des tailleurs rose bonbon.

L’avant dernière chanson, Larsen, est la seule en français et c’est là que la musique du groupe prend toute sa dimension sans perdre de sa vigueur, et nous prouve qu'on peut faire du rock en français en le débarrassant du côté pantouflard qui lui traîne aux basques. La chanson est d'autant plus touchante et saisissante qu'elle ne se cache plus derrière une langue passe-partout à laquelle on ne prête pas attention. Les Bree Van De Kamp’s en français, paradoxalement c'est comme regarder Desperate Housewives en VO après des saisons de VF. C'est encore mieux et ça sonne bien!

Tout ça pour dire que les BVDK, on espère bien les suivre encore pendant plusieurs saisons !

Et en attendant de les revoir en concert, leur premier EP, Introducing the Bree, est sorti et en vente sur leur myspace.

Set list complète du concert:

Animals
Crazy clare
Aftermath
Lyrics (LOL)
Empire
Tender Flags
Larsen
We love tears



thebreevandekamps


* créateur de la série Desperate Housewives

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