Shaka Ponk - Shakaponk au Nouveau Casino

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Date : 04/03/2009

Lieu : Paris

Salle : Nouveau Casino

View : 1481 fois

Catégorie : concert

Bob

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Pour avoir eu la chance d'assister à une de leur répétition, on se doutait que les gars de Shakaponk mettraient du cœur à l'ouvrage sur scène. Rendez-vous était donc pris ce 4 mars 2009 au Nouveau Casino, petite salle sympa située dans LE quartier bobo de la capitale, Rue Oberkampf dans le 11eme arrondissement.

Nous arrivons juste au moment où les musiciens font leur entrée. A peine le temps de se faufiler vers le devant de la scène, et voilà que fusent les basses et le gros son. Le Nouveau Casino vibre de tous les côtés et les cinq musiciens attaquent sans préliminaires. Ça pulse. On rentre assez facilement dans la musique de Shakaponk et ça balance. Un rapide coup d’œil au public permet de juger qu’il est en accord avec le lieu et son emplacement. Le Nouveau Casino est une salle rock, plantée dans un décor de jeunes cadres branchés. Le public de ce soir est donc raccord : une flopé de jeunes excités venus pour pogoter joyeusement sur le devant de la scène et, en retrait, des trentenaires, jeunes actifs comme on dit, venus pour passer un bon moment en écoutant de la musique live. Les pogos étant assez chauds, on choisira de rester en lisière, à la frontière de ces deux mondes, pas si éloignés au fond qu’on veut bien le dire ou le croire.

Sur scène, les zikos envoient grave. Le mélange electro punk rock de Shakaponk est costaud et il dégage immédiatement une impression de puissance physique. Pour être franc, ça va même au-delà. N’ayons pas peur des mots, il se dégage de leur musique quelque chose de sexuel (leur deuxième album, qui sortira en juin, s’intitule d’ailleurs « Bad Porn Movie Trax »…). Le travail fait sur le son, les tourneries et les gimmicks efficaces, associés à l’énergie communicative des musiciens et à leur visible complicité entraînent le public dans une transe zen et rock à la fois, dans une fiesta un peu branchouille mais complètement détendue en même temps. Ça fait un peu penser à ce que devaient être les premiers concerts de groupes aujourd’hui devenus cultes, tels que les Red Hot Chili Peppers ou Infectious Grooves. Le concert d’un groupe qui a la pèche et qui donne tout ce qu’il a. D’ailleurs, le chanteur Frah et le guitariste CC enlèvent assez vite le haut, suivis au cours de la soirée par la plupart des autres.

Devant, ça slamme et ça pogote dur. La tension est à son comble lorsque d’un geste, Frah, tel Moïse avec la mer rouge (…), sépare la foule en deux. On s’attend à le voir traverser le couloir humain, mais il donne finalement le départ d’un gigantesque pogo entre les deux factions du public qui se heurtent alors violemment l'une contre l'autre. Complètement givrés…!

Les titres s’enchaînent avec une régularité et une efficacité parfaites. On sent que le set est vraiment rôdé. Presque trop serait-on tenté de dire, même si on préfère de loin ça à ceux qui racontent leur vie pendant trois heures entre chaque morceau ! Néanmoins, quelques respirations supplémentaires n’auraient pas été de trop. Trop de fougue tue la fougue, et tout est toujours une question de dosage, n’est-ce pas ? Mais les Shakaponk sont à donf et c’est tant mieux ! On ne va pas s’en plaindre. A l’image du batteur Ion qui a une frappe puissante, constante et vive, les cinq musiciens donnent leur maximum et ça se voit.

Entre autres moments remarquables, on notera la joie du public à l’écoute de titres issus du premier album, tels que Hell’O, Body Cult ou l’énorme Spit en rappel, ainsi que le bon accueil fait aux nouveaux morceaux (notamment le très bon single How We Kill Stars, malheureusement un peu moins bien négocié sur scène ce soir-là).

Après un peu plus d’une heure et demie de show, les Shaka se retirent. Le public les rappelle, et c’est Ion qui revient se placer derrière sa batterie d’où il engage un duel virtuel façon Guitar Heroe avec le sixième membre de l’équipe, le singe GoZ, création 3D, considéré comme le gourou de la secte Shakaponk. Une idée originale et un intermède très cool. Le groupe revient et termine par une série de quatre ou cinq morceaux.

Avant de quitter la scène, Frah fait les présentations et n’oublie pas de remercier tout ceux qui ont rendue la soirée possible. Rendez-vous est pris pour un nouveau concert parisien en juin, l’album devant sortir dans la foulée. On attend tout ça avec impatience !

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Commentaires

16 mars 2009 à 16:24
Ici, un aperçu (même si le son n'est pas top) de la fameuse battle Ion vs Goz :
http://www.youtube.com/watch?v=5DrU2sMcQnA
7 mars 2009 à 12:46
Tatataaaa!
6 mars 2009 à 17:36
Shakaponk... Tatapoum.

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