The Faint - The Faint au Showcase

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Date : 22/11/2008

Lieu : Paris

Salle : Showcase

View : 392 fois

Catégorie : concert

Omaha, Nebraska. S'il ya bien une ville dans le monde qui n'évoque pas les délire électroniques des soirées parisiennes, cela doit être celle-ci. Pourtant, la « Gateway to the west » est depuis bientôt dix ans le siège du combo Electro-Rock le plus étonnant de sa génération. Car cela fait déjà presque une décennie que The Faint distille son mélange de Synth-Punk, New Wave et de Rock toujours avec une longueur d'avance sur la mode. Il ne fut d'ailleurs pas étonnant de les voir quitter Saddle-Creek Records, label mythique regroupant la crème des groupes indés post-punk et folk, pour se poser sur leur propre label, Blank-Wav. Records, tant The Faint semblait faire figure d'Ovni parmi les autres groupes signés -notemment Cursive et Bright Eyes -. A l'occasion de la sortie de leur quatrième album, « Fasciinatiion », Musity retrouvait The Faint ce 22 novembre au Showcase pour un concert mouvementé.

Dès l'entrée dans la salle, le ton est donné. Les lumières violettes tamisées et les stroboscopes sur le rebord de la scène nous rappellent que le Showcase est avant tout une boite de nuit, et cela tombe bien, car le quintet du Nebraska a prévu de faire danser les parisiens ce soir.

Prévu pour 19h30 à l'affiche,le groupe fait son entrée en scène vers 20h30 sous les cris du public avant d'entamer en force le set avec le très new-wave Agenda Suicide.

Le public ne met pas longtemps à danser aux rythmes de la batterie lourde et efficace de Clark, épaulé par les basses de Joel Petersen et les synthés de Jacob Thiele. Todd Fink, habillé tout de blanc et portant des lunettes plutôt étranges ressemble à un savant fou déambulant au milieu de la scène au côté de Jacob qui danse presque autant qu'il ne joue.

Avec une mise en place chirurgicale, The Faint transforme la fosse en immense dance-floor avec « Dropkick The Punks », « Psycho » et la très minimaliste « Forever-Growing Centipedes », cette dernière étant l'occasion à Dapose et Joel, respectivement à la guitare et à la basse, chose étonnante au premier abord mais réitérée plusieurs fois au fur et à mesure du concert si bien que l'on a l'impression qu'ils passent chacun moins de la moitié de la prestation sur leur instrument respectif.

Tous les albums sont passés en revue, de « Blank-Wave Arcade » avec « Worked Up, So Sexual », en passant par « Glass Dance » et « Posed To Death » (Danse Macabre), le groupe faisant la part-belle aux deux derniers opus, «Wet From Birth » et « Fasciinatiion ».

Dès les premières notes de « I dissappear » la foule se met à danser dans tous les sens sur la chanson qui fait la part belle à la basse de Joel et aux Clavier de Jacob qui laissera Todd le rejoindre plus tard aux clavier pour leur habituel duo sur la fin de « Paranoiattack », hymne dancefloor dont l'ampleur live est gigantesque. La section rythmique est parfaite et les énormes basses synthétiques de Thiele font vibrer la salle entière qui est étonnement pleine pour un groupe bénéficiant d'aussi peu de médiatisation. Le son est particulièrement travaillé et permet d'apprécier toutes les petites subtilités sonores offertes par le groupe, qu'il s'agisse de vocoder ou de traitements sur les différents éléments de la batterie, on en vient même à chercher d'où sortent toutes ces notes tant le mûr de son construit par le groupe est massif.

Après un set parfait, the Faint quitte la scène sous les acclamations du public...pour mieux revenir et achever Paris avec « Mirror Error », « Glass Dance » et le superbe « Birth » avant de saluer la salle et de repartir définitivement en backstage. Etonnés, les gens regardent leur montre pour se rendre compte qu'il n'est que 21h30 et que le groupe joue déjà depuis 1h30, ceux-ci tellement pris dans le concert qu'ils n'ont pas vu le temps passer.

La sécurité du showcase invite peu de temps après le public à se diriger vers la sortie. A l'entrée des vestiaire, on remarque que la tendance est plutôt à la langue de Shakespeare, de nombreux fans londoniens s'étant déplacés pour l'occasion. Il n'est même pas étonnant de rencontrer un groupe de californiens ayant profité de leur passage à Paris pour venir leur groupe préféré avec des réactions partagées, mais résolument positives :

« C'était un des meilleurs concerts que j'ai vu ! » Nous dis Adam, jeune étudiant américain qui, visiblement, semblait très enthousiaste à la sortie du concert. Son amie Heather, originaire de San Diego ajoutera, "Ce n'est pas le meilleur concert que j'ai vu, je trouve qu'il n'y avait pas assez d'énergie...peut-être parce que les Français ne dansent pas beaucoup ! »

...Vous savez ce qu'il vous reste à faire avant le prochain passage de The Faint à Paris.

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