Scars On Broadway - Scars On Broadway

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Date : 29/07/2008

Label : Polydor

View : 820 fois

Catégorie : cd

Bob

Bob

Après plus de dix ans au sommet du métal alternatif américain et mondial, System Of A Down est actuellement en pause. Nul ne saurait dire, parmi les fans ou parmi les musiciens eux mêmes ce qu'il adviendra de cette formation unique et assez iconoclaste en son genre.

Daron Malakian, lui, ne se pose pas la question et, à l'instar de son collègue Serj Tankian, se lance début 2008 dans la réalisation d'un album solo dont le projet murit dans son esprit depuis quelques années déjà. Il s'enferme alors dans un studio et enregistre seul une quinzaine de morceaux avant de recevoir les conseils avisés du producteur Rick Rubin et le soutien de son comparse le batteur John Dolmayan qui enregistre quelques prises de batteries, achevant ainsi de mettre l'album en boite.

Le résultat, "Scars On Broadway" est une belle réussite, même s'il peut paraître surprenant pour ceux qui attendait du guitariste un retour au gros son très métal qui prévalait dans les premières production de SOAD. Le disque apparait alors comme assez classiquement rock. "Cet album est la matérialisation directe d'influences qui ont toujours été les miennes, raconte Daron. David Bowie, Neil Young, The Kinks, etc. On peut aussi considérer "Scars On Broadway" comme la suite directe des derniers albums de System, "Mezmerize" et Hypnotise" "

Les quinze morceaux de l'opus alternent en effet, comme sur ces deux disques de SOAD, gros son et ballades aux ambiances inquiétantes, remplies de guitares et de voix multiples et saisissantes. Daron Malakian chante sur tous les titres et sa voix puissante et son timbre particulier se révèlent tout à fait intéressants, comme on avait pu déjà l'entrevoir sur un titre tel que Lonely Day qui figure sur "Hypnotyse".

L'album s'ouvre sur les antithétiques et amusants Serious et Funny avant de se poursuivre avec des titres assez homogènes et bien balancés comme les énervés mais assez mélodiques Exploading/Reloading et Stoner Hate.

Les trois titres suivants, Insane, World Long Gone et Kill Each Other/Live Forever, oscillent entre power rock et ballades mélodiques de qualité. Babylon qui suit est une sorte d'ovni. Une chanson sans refrain mais avec plusieurs parties distinctes qui se suivent. Un des très bons morceaux de l'album.

Malakian et ses acolytes mettent ensuite le feu avec Chemicals et ses paroles explicites et déjantées, puis Enemy avec son gimmick ultra dansant et qui remet la pêche. Ce titre ainsi que les deux suivants Universe et 3005 abordent le sujet de l'écologie et du devenir de l'humanité dans un monde que l'Homme use jusqu'à la corde sans se soucier des conséquences pour les générations futures.

Cute Machine apparaît ensuite comme une résurgence électro, cette musique étant d'après Malakian l'influence de base du projet "Scars On Broadway" qui a prit finalement un virage plus franchement rock.

La magnifique ballade Whoring Streets puis le single They Say achèvent avec brio ce très bon premier album dont nous attendons la suite avec impatience!


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