Rihanna - Good Girl Gone Bad Live

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Date sortie : 16/06/2008

Label : Def Jam

Durée : 1h33

View : 1366 fois

Catégorie : dvd

Élue chanteuse la plus sexy de l'année, Rihanna se devait, après avoir sans mal prouvé le qualificatif "sexy" dans n'importe quelle revue, démontrer qu'elle méritait aussi celui de "chanteuse". Entourée d'une large formation de musiciens et d'une troupe de danseurs, la tornade Rihanna nous balaye la set-list de tous les hits à Manchester, Angleterre, pays où son plus gros single "Umbrella" est resté 10 semaines au sommet du hit parade (et ce, au moment du concert), devant un public (jeune et majoritairement féminin) conquis d'avance donc.


Le soleil

C'est ainsi que tenue noire en cuir moulant ses formes, elle chauffe sa salle avec "Pon De Replay", en version légèrement plus dopée que l'originale : le ton est donné, le concert sera plus orienté vers les univers rocks et électroniques de Good Girl Gone Bad, même si elle jouera les "vieux" titres. C'est d'ailleurs dans ces vieux titres qu'elle pioche pour animer l'assistance, puisqu'elle enchaine avec "Break it off" et "Let Me", où la troupe entière est intenable : même le pianiste vient au devant de la scène tâter du solo avec le guitariste ! Ce sont les racines, les rythmes de la caraïbe, auxquels elle rend copieusement hommage. une reprise de "Is This love" aux accents jazzy fait honneur à Bob Marley, et montre que malgré des réorientations artistiques, elle est fière de ses origines. Le reggae continue de marquer le tempo : "Kisses Don't lie" transporte la foule. La voix est plus sure que sur les albums, on voit qu'elle maitrise son sujet. Les musiciens assurent grave, le public est dans le mouv', il est temps de faire péter le dernier album...

Les nuages

Il est évident qu'elle n'allait pas de suite mettre à l'épreuve les plus gros singles, la salle n'est pas encore totalement sous le charme, aussi ne manque t'elle pas de signaler expressément qu'elle va chanter "Rehab", la chanson écrite par son pote Justin Timberlake, Celle qui a totalement été éclipsée par l'autre chanson "Rehab", d'Amy Winehouse. On la découvre donc. Le style calme de Justine permet la transition car Rihanna ne perd pas de temps pour enchainer un deuxième titre de "Good Girl Gone Bad", "Breakin' Dishes", le Rn'B poussé à son sommet. Beaucoup moins soupe au lait que le titre précédent, porté par une chorégraphie simple (limite niaise) mais énergique et une rythmique ultra pésente, les filles hurlent en coeur. Le temps de passer au vestiaire, un court intermède des danseurs nous plonge dans une ambiance robotique...

La pluie

Dans un cocon satiné, avec un bonbon rose et glamour à souhait, la Good Girl nous adresse un appel de détresse. "S.O.S." est résolument plus rock qu'à l'originale, avec sa rythmique de "Tainted Love", il n'a rien a envier à la reprise des concurrentes de PussyCat Dolls. Beaucoup plus rock n'roll dans la forme, mais aussi surtout dans l'esprit, On peut vraiment dire qu'il lance le coté Bad. Tellement Bad qu'elle s'assoie, elle s'amuse avec le public, les congratule, avant que la guitare n'entame les accords de "Good Girl gone Bad", pop à souhait, la demoiselle, en bonne reine des singles, sait qu'il ne faut pas s'attarder, et en conséquences, a soigneusement varié le registre. D'ailleurs, elle la chante avec deux de ses danseuses, choristes pour l'occasion, qu'elle nous présente, enthousiaste. Des yeux s'humidifient dans le public quand elle entame "Hate That I love You". En guise de points de suspension, des notes s'esquissent sur le piano, des gémissements de la part du public se font entendre. Tout le monde a deviné, il est temps de sortir les mouchoirs, la Bad Girl nous confie son "Unfaithful". Ralentit pour l'occasion, le chant est soigné, l'interprétation s'entame intimiste, mais le show monte, audience oblige... Les gouttelettes ruisselent, il est temps de remettre un peu de joie de vivre dans le coeur des anglaises, mais subtilement, avec "Sell me Candy". Le noir se fait dans la salle... Le show est bien orchestré, bien rythmé. Il est temps d'en mettre un peu d'ailleurs, du rythme.

L'orage

Et c'est le Pianiste/DJ qui s'en charge. il s'accapare un micro et apostrophe le public, puis il lance le sample de "Please don't Stop the music". La bombe des dancefloors. Rihanna réapparait en cuir Rouge. Les danseurs s'affolent. Les pas sont suggestifs... Le public est en transe. Il est temps de lancer "Push up on Me", titre électro/rock sur lequel s'étale quelques décors et qui permet de passer aux vraies choses sérieuses. une cuillere et un bottleneck à la main, le guitariste fait sortir des bruits étranges de son ampli, imitant une voiture passant des vitesses, des drapeaux à carreaux blancs et noirs envahissent la scène, les accords de "Shut Up and Drive" LE titre rock, font leur entrée en puissance. On a malheureusement pas droit à un public sautant dans tous les sens, visiblement plus amateur de pop niaise que de musiques énergiques. Le guitariste déballe son p'tit solo pour tenter d'éveiller la salle. Le public n'a vraiment pas d'endurance même s'il entonne sans rechinier d'un poil le refrain en coeur avec la star... Peut être las d'un show complet, il fait sentir son besoin d'un show plus proche de lui.

L'arc en ciel

On ne pouvait pas tomber mieux. Face aux ados mal à l'aise, Rihanna à une arme fatale tirée de son dernier opus : "Question Existing". Jupe en cuir, allongée sur un canapée, elle nous déballe ce morceau à l'instru torturé, d'une voix blasée. L'ambiance est au malaise général. Le public est figé. Le son prend en puissance, poussant le sentiment à son paroxisme. Un silence, Des remerciements, Est ce la fin ?
Des accords étincellent la salle. ils rappelent les chansons sur la plage, un petit reggae des vacances, lorsque Rihanna y verse les paroles d'"Umbrella", le public suit... Le son s'enfamme., des parapluies se déplient dans toute la salle, multicolores. La version est un mix de toutes les versions de la chansons, elle laisse sa place au public, les jambes sont lourdes. Le show a été éprouvant, les lumières s'éteignent sous un tonnerre d'applaudissement et de hurlements.


Un show réglé au millimètre, des musiciens qui maitrisent leur sujet, passant du reggae au rock, de la pop à lélectro sans aucune perte de groove, une chanteuse au zénith de sa forme et de sa notoriété, ce live n'est pas de ceux qui remplissent les entrepôts d'invendus. Rihanna nous offre 1H30 d'un spectacle certes sans risques, mais divertissant, alors qu'elle n'est qu'à l'aube de sa carrière. Le choix d'un live, par rapport à un best of est ici évident : la demoiselle est désormais une Star qui sait s'exhiber, avec du talent pour cela et de l'ambition ; après avoir réussit à éclipser Beyonce, à faire oublier Britney Spears et Christina Aguilera, Rihanna peut effectivement prétendre à s'assoir sur le trône à la place de Madonna...

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