
Date : 08/03/1994
Label : Interscope
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Catégorie : cd
Au même titre que Ministry, NIN peut être considéré comme l'un des précurseurs du mouvement Indus qui a, avouons le, perdu de sa verve depuis quelques années. Trent Reznor aux commandes, nous livre une oeuvre magistrale qui se ressent plus que ne s'écoute (ce qui n'est pas évident !). En effet, ce disque sent la poussière, le moisi, le formol presque. Alors évidemment ce n'est pas le genre de disque à mettre à l'anniversaire de mémé !
Tout commence par le claquement d'un fouet sur "Mr self destruct", des beats effrénés bien servis par une guitare aux saturations excessives, puis "Piggy" d'abord minimaliste qui s'achève dans la confusion...On ne sait pas trop quel est l'origine de cette dévotion pour la race porcine, mais finalement on ne souhaite pas trop savoir ! Des porcs!!! On les retrouve deux chansons plus loin sur "March of the pigs" chanson dévastatrice aux refrains calmes et mélodiques: "...the pigs have won tonight..." nous dit-il ?!! Curieux animal que ce Trent Reznor...On ne s'étonne pas qu'il ait insufflé à Marilyn Manson le mysticisme qu'on lui connaît.
Puis vient celle que tout le monde attend: "Closer" indissociable d'après moi de la plage qui suit "Ruiner", tant et si bien qu'il n'y a pas de temps mort entre les deux bijoux. "Closer to god" commence par un tempo entrainant, aussi lente que la marche d'un zombie fraîchement sorti de sa cave...Une compo vraiment superbe qui devrait être écoutée par tous au moins une fois, même si "a priori" il y a...Le problème réside sans doute dans les paroles, assez...comment dirais-je? Perversives sans doute...mais tellement cathartiques!! Heureusement que nos parents n'y entendent rien en anglais, sinon c'est direction confesse !!
On comprend que l'un des remixs de Closer ait servi de musiques introductive au film "Seven"...Ces deux oeuvres partagent le même goût âpre, glauque,...mais attirant ! Closer se conclue sur une ligne de synthé qui apparaît être le Gimick de l'album...gimick dont Trent Reznor aura du mal à se dépaitrer d'ailleurs. Quant à "Ruiner", elle contient une ligne de synthé façon orgue, d'inspiration Connan le Barbare du plus bel effet !! Une montée superbe...
Quelques plages plus loin on retrouve "A warm place" qui assagit le tout, mais dont on ne voudrait jamais qu'elle se termine. Ce morceau instrumental vous rend langoureux presque hypnotisé, en tout cas reposé ! Viennent, après deux morceaux où siège un maelstrom infernal, la chanson titre de l'album, sorte d'apologie calme mais extrêmement tourmentée de la décadence. On y retrouve le gimmick de l'album. Enfin, le disque s'achève sur "Hurt" ballade composée sous tranxen, où Trent nous propose de partager sa couronne de roi maudit, tiraillé par la souffrance. Il nous propose de nous faire mal...Curieux qu'il ne nous le demande qu’à la fin, tant l'écoute des morceaux précédents nous y avait déjà engagé...Ce disque est unique et à mon sens jamais égalé !
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