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5 novembre 2008 à 13:41
par charline
Après seize ans d'absence scénique, le groupe noise My Bloody Valentine brisait le silence en faisant trembler le Zenith de Paris en juillet 2008. Et si la distribution de boules quiès au public était de rigueur, c'est parce que My Bloody Valentine est chef de file de la scène noisy depuis le milieu des années 80.
Avec The Jesus & Mary Chain et Lush, on doit à MBV le genre noise, ou shoegazing, dont les valeurs sures sont la distorsion, la réverb et un mille-feuilles de guitares et de voix souvent sous-mixées. Visuellement, les musiciens de cette mouvance mettent un point d'honneur à ne jamais sourire ni quitter leurs chaussures des yeux et pourtant, l'envoutement est tel que leur musique est aussi dite « dream pop ».
MBV voit le jour en 1983 quand les Dublinois Kevin Shields et Colm O'Ciosoig forment leur groupe avec l'aide des éphémères Dave Conway et Tina. La formation la plus connue compte de nouveaux venus Britanniques : la bassiste Debbie Googe et la chanteuse et guitariste Belinda Butcher.
En 1984, le groupe est à Berlin quand il inaugure une longue série d'EPs avec This Is Your Blood Valentine sur Tycoon. S'ensuivent plusieurs EPs parmi lesquels « Geek », « Strawberry Wine » et « Ecstasy ». Installés à Londres, ils rencontrent Alan Mc Gee qui signe le groupe sur son label Creation. MBV sort deux EPs et l'album "Isn't Anything" en 1988 qui attire l'attention de la presse spécialisée.
Le label Creation devra au groupe sa gloire et sa quasi-agonie. En effet, pour enregistrer le second album de My Bloody Valentine, Shields pense avoir assez de quelques semaines. Mais il s'enferme en studio pendant trois ans. Son perfectionnisme ruine presque le label qui mettra un terme à sa relation avec MBV et ne rentrera dans ses frais qu'en 1994 avec « Definitely Maybe » d'Oasis.
Après trois ans de gestation, le monde découvrait donc l'insaisissable Loveless en 1991, qui s'ouvre par le désormais culte « Only Shallow ». Surestimé ou juste génial selon les sensibilités, l'album n'en a pas moins marqué toute une génération d'artistes. Comme le clamait Brian Eno, ses structures inhabituelles ont élargi les standards de la pop.
Après ce coup de canon, My Bloody Valentine trouve en Island Records une nouvelle maison de disque. Mais malgré la construction d'un studio près de Londres, il se révèle peu productif et la presse suspecte Kevin Shields de tomber dans la folie. La reformation de My Bloody Valentine pour des concerts en 2008 n'a pas manqué pas de ravir leurs fans qui ne sont pas restés sourds à cet appel de retrouvailles.
Avec The Jesus & Mary Chain et Lush, on doit à MBV le genre noise, ou shoegazing, dont les valeurs sures sont la distorsion, la réverb et un mille-feuilles de guitares et de voix souvent sous-mixées. Visuellement, les musiciens de cette mouvance mettent un point d'honneur à ne jamais sourire ni quitter leurs chaussures des yeux et pourtant, l'envoutement est tel que leur musique est aussi dite « dream pop ».
MBV voit le jour en 1983 quand les Dublinois Kevin Shields et Colm O'Ciosoig forment leur groupe avec l'aide des éphémères Dave Conway et Tina. La formation la plus connue compte de nouveaux venus Britanniques : la bassiste Debbie Googe et la chanteuse et guitariste Belinda Butcher.
En 1984, le groupe est à Berlin quand il inaugure une longue série d'EPs avec This Is Your Blood Valentine sur Tycoon. S'ensuivent plusieurs EPs parmi lesquels « Geek », « Strawberry Wine » et « Ecstasy ». Installés à Londres, ils rencontrent Alan Mc Gee qui signe le groupe sur son label Creation. MBV sort deux EPs et l'album "Isn't Anything" en 1988 qui attire l'attention de la presse spécialisée.
Le label Creation devra au groupe sa gloire et sa quasi-agonie. En effet, pour enregistrer le second album de My Bloody Valentine, Shields pense avoir assez de quelques semaines. Mais il s'enferme en studio pendant trois ans. Son perfectionnisme ruine presque le label qui mettra un terme à sa relation avec MBV et ne rentrera dans ses frais qu'en 1994 avec « Definitely Maybe » d'Oasis.
Après trois ans de gestation, le monde découvrait donc l'insaisissable Loveless en 1991, qui s'ouvre par le désormais culte « Only Shallow ». Surestimé ou juste génial selon les sensibilités, l'album n'en a pas moins marqué toute une génération d'artistes. Comme le clamait Brian Eno, ses structures inhabituelles ont élargi les standards de la pop.
Après ce coup de canon, My Bloody Valentine trouve en Island Records une nouvelle maison de disque. Mais malgré la construction d'un studio près de Londres, il se révèle peu productif et la presse suspecte Kevin Shields de tomber dans la folie. La reformation de My Bloody Valentine pour des concerts en 2008 n'a pas manqué pas de ravir leurs fans qui ne sont pas restés sourds à cet appel de retrouvailles.
Liens
- Site web : http://www.mybloodyvalentine.co.uk/
- MySpace : http://www.myspace.com/mybloodyvalentine
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