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1 mars 2009 à 15:42
par Luc
Une petite (très petite...)chronique de
The Jon Spencer Blues Explosion - ACME
1998
Clinton prend du bon temps avec Monica à la Maison Blanche, la France vibre au rythme des hooligans, James Cameron noie le grand cinéma avec son naufrage le plus rentable et Céline Dion en profite pour imposer sur toutes les ondes ses mélodies sirupeuses et sa voix horripilante
Bref, rien d’exaltant, et puis, deux explosions succèssives
1998
La petite pilule bleue est commercialisée.
Le Viagra, un concentré d’hormones, où comment redonner fougue et vigueur à un truc oublié depuis longtemps, comment ouvrir de nouvelles perspectives, redonner un coup de jeune aux cinquantenaires et plus Et puis
1998
Le Jon Spencer Blues Explosion sort ACME
Même chose, juste un condensé d’hormones, de six-cordes hypophysaires et de distorsions hypothalamiques. Juste l'envie de reprendre un truc là où les bluesmen du Mississipi l’avaient laissé et de lui faire tâter du pavé façon new-yorkaise, de lui faire découvrir l’ère du nucléaire !
Le Jon est simplement animé du désir de prendre le blues à bras-le-corps, de le dépouiller de ses oripeaux, en en retirerant la basse, et d'y aller brut de décoffrage, de s'en donner à corps-joie et d'assumer sa testostérone, télécaster et gratte baryton accordées à l’arrache
Juste pilonner sur un beat basique mais efficace, et prendre énormément de plaisir à feuler et hurler dans le micro de sa voix de cronner électrique
Le nouvel Elvis en profite pour rajouter quelques touches de perversion, comme de l’électro, ou du hip-hop, ou des penchants fétichistes pour le matos vintage et puis pousse le vice jusqu’à se faire un plan à plusieurs en conviant à la production André Williams, Dan the Automator, Alec Empire, Steve Albini ou encore T Ray de Cypress Hill
Au final, il nous laisse après 45 minutes de plaisir à faire ce truc basique qu’il sait faire le mieux, s’emparer d’un manche et l’utiliser au meilleur escient. Il a simplement engendré un album bâtard et unique, intense et énergique, sans doute le plus accessible de toute son oeuvre, un truc profondément rock’n’roll, mais au Crossroads de différents styles, à l’image du bonhomme !
Pour finir, un petit mot de Jon Spencer, car c’est encore lui qui en parle le mieux : I don’t play the blues, I only play Rock’n’roll
The Jon Spencer Blues Explosion - ACME
1998
Clinton prend du bon temps avec Monica à la Maison Blanche, la France vibre au rythme des hooligans, James Cameron noie le grand cinéma avec son naufrage le plus rentable et Céline Dion en profite pour imposer sur toutes les ondes ses mélodies sirupeuses et sa voix horripilante
Bref, rien d’exaltant, et puis, deux explosions succèssives
1998
La petite pilule bleue est commercialisée.
Le Viagra, un concentré d’hormones, où comment redonner fougue et vigueur à un truc oublié depuis longtemps, comment ouvrir de nouvelles perspectives, redonner un coup de jeune aux cinquantenaires et plus Et puis
1998
Le Jon Spencer Blues Explosion sort ACME
Même chose, juste un condensé d’hormones, de six-cordes hypophysaires et de distorsions hypothalamiques. Juste l'envie de reprendre un truc là où les bluesmen du Mississipi l’avaient laissé et de lui faire tâter du pavé façon new-yorkaise, de lui faire découvrir l’ère du nucléaire !
Le Jon est simplement animé du désir de prendre le blues à bras-le-corps, de le dépouiller de ses oripeaux, en en retirerant la basse, et d'y aller brut de décoffrage, de s'en donner à corps-joie et d'assumer sa testostérone, télécaster et gratte baryton accordées à l’arrache
Juste pilonner sur un beat basique mais efficace, et prendre énormément de plaisir à feuler et hurler dans le micro de sa voix de cronner électrique
Le nouvel Elvis en profite pour rajouter quelques touches de perversion, comme de l’électro, ou du hip-hop, ou des penchants fétichistes pour le matos vintage et puis pousse le vice jusqu’à se faire un plan à plusieurs en conviant à la production André Williams, Dan the Automator, Alec Empire, Steve Albini ou encore T Ray de Cypress Hill
Au final, il nous laisse après 45 minutes de plaisir à faire ce truc basique qu’il sait faire le mieux, s’emparer d’un manche et l’utiliser au meilleur escient. Il a simplement engendré un album bâtard et unique, intense et énergique, sans doute le plus accessible de toute son oeuvre, un truc profondément rock’n’roll, mais au Crossroads de différents styles, à l’image du bonhomme !
Pour finir, un petit mot de Jon Spencer, car c’est encore lui qui en parle le mieux : I don’t play the blues, I only play Rock’n’roll
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