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1 mars 2009 à 15:40
par Luc
The Black Rebel Motorcycle Club
Je place le disque sur la platine et me voila plongé au cœur de la Ville une nuit d’été. Ma respiration s’accélère à cause de la chaleur moite que le Macadam recède, je suis au bord de la fièvre. Exit le soleil, les réverbères des grandes avenues sont les seules lumières, les feux de circulation mes seuls phares dans cette nuit infinie. Un air putride, vicié et corrosif m’assaille. Le vacarme diurne s’est éclipsé pour un martèlement sourd et métallique. Seuls quelques métros lointains naviguent encore dans cette mer de béton.
Les formes sont modifiées et les ombres disproportionnent toute chose. Les angles saillants et acérés des buildings font planer une menace floue sur la Ville. La Faune a changé, disparus les Yuppies, les golden boys Le Pavé n’appartient plus qu’aux putes, aux dealers et aux alcoolos.
Et moi, dans ce monde parallèle, indépendant et unique, vêtu simplement, RayBan, bottes et cuir, j’arpente sans relâche le labyrinthe d’acier et de roches. Je vais de bar en bar, éclusant pintes sur pintes et gobant tout ce qui passe à ma portée. Mon corps reptilien devient un laboratoire où se succèdent filles, alcools et substances. Je suis le rejeton putatif de Marlon Brando et de Bukowski, je suis infect et classe, je suis une expérimentation chimique, biologique, anthropique ; je suis un caméléon nucléaire, tout en nuances de gris ; je suis un griffon antique avec des ailes de Boeing ; je suis un Conquistador électrique découvrant le nouveau monde. Je suis un corps dénué de raison, je suis affranchi de tout, je suis libre et dangereux, imprévisible et sauvage. Je suis le premier et le dernier homme de cet Eden Apocalyptique. La voici mon Eve, pantagruelique et perverse, pernicieuse et racée, j’en oublie les autres femmes Je l’approche, l’embrasse, la caresse, nos sangs se mêlent, nos corps s’identifient, s’entrechoquent et s’unissent, je suis dans elle, je suis elle, je suis la fille, je suis la Ville
Putain d’album, une déclaration d’amour ultime et urgente à la ville, au nihilisme et à un certain mode de vie, un album tissé de tresses de guitares et de basses saturées comme savent si bien le faire les junkies urbains Quiconque a déjà battu le pavé de tard dans la nuit jusqu’à tôt le matin dans un état second comprendra
Je place le disque sur la platine et me voila plongé au cœur de la Ville une nuit d’été. Ma respiration s’accélère à cause de la chaleur moite que le Macadam recède, je suis au bord de la fièvre. Exit le soleil, les réverbères des grandes avenues sont les seules lumières, les feux de circulation mes seuls phares dans cette nuit infinie. Un air putride, vicié et corrosif m’assaille. Le vacarme diurne s’est éclipsé pour un martèlement sourd et métallique. Seuls quelques métros lointains naviguent encore dans cette mer de béton.
Les formes sont modifiées et les ombres disproportionnent toute chose. Les angles saillants et acérés des buildings font planer une menace floue sur la Ville. La Faune a changé, disparus les Yuppies, les golden boys Le Pavé n’appartient plus qu’aux putes, aux dealers et aux alcoolos.
Et moi, dans ce monde parallèle, indépendant et unique, vêtu simplement, RayBan, bottes et cuir, j’arpente sans relâche le labyrinthe d’acier et de roches. Je vais de bar en bar, éclusant pintes sur pintes et gobant tout ce qui passe à ma portée. Mon corps reptilien devient un laboratoire où se succèdent filles, alcools et substances. Je suis le rejeton putatif de Marlon Brando et de Bukowski, je suis infect et classe, je suis une expérimentation chimique, biologique, anthropique ; je suis un caméléon nucléaire, tout en nuances de gris ; je suis un griffon antique avec des ailes de Boeing ; je suis un Conquistador électrique découvrant le nouveau monde. Je suis un corps dénué de raison, je suis affranchi de tout, je suis libre et dangereux, imprévisible et sauvage. Je suis le premier et le dernier homme de cet Eden Apocalyptique. La voici mon Eve, pantagruelique et perverse, pernicieuse et racée, j’en oublie les autres femmes Je l’approche, l’embrasse, la caresse, nos sangs se mêlent, nos corps s’identifient, s’entrechoquent et s’unissent, je suis dans elle, je suis elle, je suis la fille, je suis la Ville
Putain d’album, une déclaration d’amour ultime et urgente à la ville, au nihilisme et à un certain mode de vie, un album tissé de tresses de guitares et de basses saturées comme savent si bien le faire les junkies urbains Quiconque a déjà battu le pavé de tard dans la nuit jusqu’à tôt le matin dans un état second comprendra
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