Contribuer
Vous devez être inscrit pour contribuer.Login ou Créer un compte
1 mars 2009 à 15:36
par Luc
Puisque Noël approche à grandes enjambées, retour sur un cadeau de l'année dernière ( et donc un gros pavé pour vous à lire, désolé...):
The Beatles - Love
Ah oui, les Beatles, on connaît tous ! Qui n’a pas entendu une fois Yesterday, hurlé Help ou ne s’est pas essayé à la guitare sur l’intro d’Helter Skelter, mimé la basse de Come Together ?
Tout le monde a son Beatles préféré, Paul le charmant garçon, John le rebelle, George le mystique et Ringo le rigolo Mais bon, de l’age d’or de ce groupe, que restet-il, à part une grande et belle place dans la mémoire collective ? C’est sur que ce n’est pas avec les deux restant qu’on va écrire l’histoire musicale du 21eme siècle Pourtant une petite remise à jour a eu lieue, tombant, le hasard faisant bien les choses, pour la période des cadeaux, Noël ! Alors après la biographie de MacCartney, l’année dernière sous le sapin, Love des Beatles
Hmmmmmmm.... Des bandes remasterisées par Georges Martin, le producteur Ca doit avoir le goût des Beatles, l’odeur des Beatles voire même peut être le son des Beatles, mais ça ne restera qu’un ersatz.
C’est qu’avec moi, il ne faut pas tricher avec les Beatles, c’est ma Madeleine de Proust. Ma vie toute entière est accompagnée des chansons des Fab Four. Je me souviens passer le double bleu de Papa sur la chaîne hi-fi du salon à l’époque insouciante où en rentrant de l’école, je buvais un chocolat chaud tout en dévorant des BN à l’abricot. Je me souviens avoir embrassé ma première petite amie sur Hey Jude, je me souviens avoir commencé la guitare en reproduisant tant bien que mal la basse de Come Together, je me souviens avoir vécu mes premières désillusions amoureuses en écoutant en boucle Girl, vivre mon premier deuil à pleurer sur Yesterday etc A chaque étape de ma vie, il y avait toujours une chanson des Beatles pour m’accompagner, aussi une relecture, ou plutôt une réorchestration, ça ne m’engage pas confiance
Et pas qu’à moi, puisque cet album a déjà alimenté pas mal de conversations avec mes amis jusqu’à des heures où la clarté du jour contrastait terriblement avec la clarté de nos esprits
Packaging tout d’abord :
Globalité indigeste jaune, je n’avais pas vu pochette plus laide depuis le live de Led Zep Notes de pochette assez complètes, illustrées du spectacle Love, puisque c’est de cela qu’il s’agit : une bande son de spectacle. C’est de la qu’est sortie l’idée de ce concept et donc l’édition CD que je tiens dans les mains. Ensuite, la liste des chansons. A priori classique, pas mal de tubes, des chansons moins connues, d’autres absentes Tout pour me satisfaire à part Eleanor Rigby, qui m’insupporte vraiment(allez savoir pourquoi) La part belle est donnée aux compositions de George Harrison, mon Beatles préféré : Something, Here comes the sun et While my guitar gently weeps.
Et c’est parti sur la platine :
Because touchant a capella, mais sans plus
Get Back ? Ca commence pourtant sur un accord de Hard day’s night, mais, mais cette descente de batterie c’est le solo de The end Mon Dieu, il tape bien et fort en fait le Ringo Un passage de Hello goodbye, tiens c’est pas du Strawberry Fields ça ?
Ouah ça se bouscule dans ma tête, les références se télescopent, je suis abasourdi, prostré dans mon fauteuil, le son envahit la pièce, je me sens perdu, sidéré par la frappe herculéenne de Ringo, proche de la puissance d’un John Bonham ou d’un Keith MoonTout cela en à peine 5 minutes. Je salive à l’idée d’écouter le reste que je ne dévoilerai pourtant pas ici
Bien sur tout n’est pas du même acabit, on ne coupe pas à la présence de relectures insipides voire inexistantes (Help : si quelqu’un trouve, n’hésitez pas à me le dire). En fait l’écoute vire plus au jeu des 7 erreurs, à trouver les anomalies glissées dans l’originale jusqu’au septuor de fin, à cette claque magistrale, à cet enchaînement d’une évidence improbable de toutes mes préférées.
Come Together à la basse énorme, Revolution acide et acerbe à souhaits, Back in the USSR rock’n’roll comme jamais, While my guitar gently weeps transcendé, magnifié par l’enregistrement de cordes. Exit le solo d’Eric Clapton, bienvenue aux violons, et on comprend que Radiohead a tout piqué pour Karma Police. A day in the life, comment retoucher une merveille pareille ? Hey jude, affection toute particulière et bonheur simple d’hurler ces la,la,la,lalala,lalala finaux tout en découvrant la nouvelle ligne de basse. Sgt. Pepper’s lonely heart club band un petit retour au rock’n’roll sur une superbe transition avec une distorsion des guitares proprement affolante !
Une écoute assez déroutante donc réservant pas mal de surprises assez inspirées, surtout lorsqu’on connaît assez bien les disques et leur ordre classique. Mise en valeur du jeu soul et subtil de Ringo, mise en évidence de la complémentarité temporelle des compositions. Un bon dépoussiérage en somme, qui prouve, si certains en doutaient encore, que les Beatles avaient un talent formidable pour écrire des chansons justes et variées, qu’ils étraient de vrais précurseurs (écoutez le remix de Tommorow never knows, amplement aussi tripant qu’un Abbesses de Birdy Nam Nam). Au final, une relecture assez différente de ce qui avait été fait pour l’excellente bande-son du film Sam,I am Sam avec le tout aussi excellent Sean Penn, mais finallement tout aussi excitante. Alors pour tous ceux qui aiment la bonne musique je dis oui, pour ceux qui préfèrent se contenter de Girl friend de TTC, je dis tant pis
The Beatles - Love
Ah oui, les Beatles, on connaît tous ! Qui n’a pas entendu une fois Yesterday, hurlé Help ou ne s’est pas essayé à la guitare sur l’intro d’Helter Skelter, mimé la basse de Come Together ?
Tout le monde a son Beatles préféré, Paul le charmant garçon, John le rebelle, George le mystique et Ringo le rigolo Mais bon, de l’age d’or de ce groupe, que restet-il, à part une grande et belle place dans la mémoire collective ? C’est sur que ce n’est pas avec les deux restant qu’on va écrire l’histoire musicale du 21eme siècle Pourtant une petite remise à jour a eu lieue, tombant, le hasard faisant bien les choses, pour la période des cadeaux, Noël ! Alors après la biographie de MacCartney, l’année dernière sous le sapin, Love des Beatles
Hmmmmmmm.... Des bandes remasterisées par Georges Martin, le producteur Ca doit avoir le goût des Beatles, l’odeur des Beatles voire même peut être le son des Beatles, mais ça ne restera qu’un ersatz.
C’est qu’avec moi, il ne faut pas tricher avec les Beatles, c’est ma Madeleine de Proust. Ma vie toute entière est accompagnée des chansons des Fab Four. Je me souviens passer le double bleu de Papa sur la chaîne hi-fi du salon à l’époque insouciante où en rentrant de l’école, je buvais un chocolat chaud tout en dévorant des BN à l’abricot. Je me souviens avoir embrassé ma première petite amie sur Hey Jude, je me souviens avoir commencé la guitare en reproduisant tant bien que mal la basse de Come Together, je me souviens avoir vécu mes premières désillusions amoureuses en écoutant en boucle Girl, vivre mon premier deuil à pleurer sur Yesterday etc A chaque étape de ma vie, il y avait toujours une chanson des Beatles pour m’accompagner, aussi une relecture, ou plutôt une réorchestration, ça ne m’engage pas confiance
Et pas qu’à moi, puisque cet album a déjà alimenté pas mal de conversations avec mes amis jusqu’à des heures où la clarté du jour contrastait terriblement avec la clarté de nos esprits
Packaging tout d’abord :
Globalité indigeste jaune, je n’avais pas vu pochette plus laide depuis le live de Led Zep Notes de pochette assez complètes, illustrées du spectacle Love, puisque c’est de cela qu’il s’agit : une bande son de spectacle. C’est de la qu’est sortie l’idée de ce concept et donc l’édition CD que je tiens dans les mains. Ensuite, la liste des chansons. A priori classique, pas mal de tubes, des chansons moins connues, d’autres absentes Tout pour me satisfaire à part Eleanor Rigby, qui m’insupporte vraiment(allez savoir pourquoi) La part belle est donnée aux compositions de George Harrison, mon Beatles préféré : Something, Here comes the sun et While my guitar gently weeps.
Et c’est parti sur la platine :
Because touchant a capella, mais sans plus
Get Back ? Ca commence pourtant sur un accord de Hard day’s night, mais, mais cette descente de batterie c’est le solo de The end Mon Dieu, il tape bien et fort en fait le Ringo Un passage de Hello goodbye, tiens c’est pas du Strawberry Fields ça ?
Ouah ça se bouscule dans ma tête, les références se télescopent, je suis abasourdi, prostré dans mon fauteuil, le son envahit la pièce, je me sens perdu, sidéré par la frappe herculéenne de Ringo, proche de la puissance d’un John Bonham ou d’un Keith MoonTout cela en à peine 5 minutes. Je salive à l’idée d’écouter le reste que je ne dévoilerai pourtant pas ici
Bien sur tout n’est pas du même acabit, on ne coupe pas à la présence de relectures insipides voire inexistantes (Help : si quelqu’un trouve, n’hésitez pas à me le dire). En fait l’écoute vire plus au jeu des 7 erreurs, à trouver les anomalies glissées dans l’originale jusqu’au septuor de fin, à cette claque magistrale, à cet enchaînement d’une évidence improbable de toutes mes préférées.
Come Together à la basse énorme, Revolution acide et acerbe à souhaits, Back in the USSR rock’n’roll comme jamais, While my guitar gently weeps transcendé, magnifié par l’enregistrement de cordes. Exit le solo d’Eric Clapton, bienvenue aux violons, et on comprend que Radiohead a tout piqué pour Karma Police. A day in the life, comment retoucher une merveille pareille ? Hey jude, affection toute particulière et bonheur simple d’hurler ces la,la,la,lalala,lalala finaux tout en découvrant la nouvelle ligne de basse. Sgt. Pepper’s lonely heart club band un petit retour au rock’n’roll sur une superbe transition avec une distorsion des guitares proprement affolante !
Une écoute assez déroutante donc réservant pas mal de surprises assez inspirées, surtout lorsqu’on connaît assez bien les disques et leur ordre classique. Mise en valeur du jeu soul et subtil de Ringo, mise en évidence de la complémentarité temporelle des compositions. Un bon dépoussiérage en somme, qui prouve, si certains en doutaient encore, que les Beatles avaient un talent formidable pour écrire des chansons justes et variées, qu’ils étraient de vrais précurseurs (écoutez le remix de Tommorow never knows, amplement aussi tripant qu’un Abbesses de Birdy Nam Nam). Au final, une relecture assez différente de ce qui avait été fait pour l’excellente bande-son du film Sam,I am Sam avec le tout aussi excellent Sean Penn, mais finallement tout aussi excitante. Alors pour tous ceux qui aiment la bonne musique je dis oui, pour ceux qui préfèrent se contenter de Girl friend de TTC, je dis tant pis
Note
Votre note

© Musity 2010 - Content posted by Musity users is dedicated to the public domain.
Commentaires
Laisser votre commentaire
Vous devez vous connecter ou vous inscrire pour pouvoir poster des commentaires Login ou Créer un compte