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1 mars 2009 à 15:30
par Luc
Allez une petite chronique de Raw Power des Stooges ( ma premiere, indulgence please.. ):
Avant d’être une vulgaire marionnette de publicité, décrochant son téléphone pour y aboyer, Iggy Pop faisait partie d’un des plus grands groupes de rock’n’roll de touts les temps, les Stooges. Le groupe le plus dangereux, celui dont les riffs étaient les plus violents, les plus crades, les plus pervers. Illustration avec l’album Raw Power.
Pochette d’une sombre élégance, Iggy, beau comme un dieu grec, torse nu, maquillé, cheveux teints, empoignant son micro comme si sa vie en dépendait, apposé sur un fond noir. Le thème est mis d’emblée : noirceur de l’esprit, de la civilisation, des hommes, des femmes Assemblage maladif de bruitisme punk, de ballades dérangeantes et de blues à se damner. L’album de la colère ultime, de la haine, de la frustration et de l’ultra violence. Bien plus marquant qu’Orange Mécanique de Kubrick, cet album mène à l’apogée de la folie auto destructrice de l’Homme. Huit titres, moins de quarante minute, écoute totale insoutenable. Jamais parvenu à tout écouter d’un trait, même dans mes moments d’accès les plus noirs Guitare tissant des fils barbelés, martèlement de batterie à faire se lever les morts, basse sombre et vicieuse, voix de stentor. Tout y rend compte de la luxure, de la dépravation, de la débauche, du stupre, du coït Le mal être s’installe insidieusement et si le Velvet Underground peut paraître dérangeant aujourd’hui encore, que dire de cet enfer musical !
La brûlure est profonde, les premières paroles, I’m a violent child, of a nuclear age, with a heart full of napalm, explicitent le propos, le précisent et l’ouragan se déchaîne. Ils en veulent à la terre entière et le font vite savoir sur Search and Destroy , pas de temps de répit, la colère gronde, vindicative, violente, perverse et s’amplifie sur Gimme Danger. A-t-on jamais vu guitare folk plus menaçante ? Et là c’est l’apothéose, l’explosion d’hormones, la libération orgasmique des rancoeurs, la jouissance égoïste, le règlement de comptes sexuels avec tout d’abord Your pretty face is going to Hell et Penetration. Tout ce que ces gars ont pu penser des femmes, des groupies, ce trouve exulté, jaillissant sur scène, mimé par le corps flexueux d’Iggy la Pu*e, porté en transe par des musiciens-maqueraux sur la brèche,drogués, intrigants, dangereux. Les riffs font mal, touchent au plus profond et tout le monde prend en plein fouet. Les solos transpercent l’esprit, vrillent toute volonté, anéantissent les derniers spasmes de lueur, la batterie guide cette transe sexuelle et la basse fouette les tympans La voix d’airain commande, concasse et dirige nos esprits et nos corps. Nous nous retrouvons, l’œil hagard, les nasaux fumants comme des mustangs domestiqués, des pantins dans les mains coercitives, avides et nocives de ces Bacchus, livrés à tous les outrages de la suite de l’album.
Pas de joie ici, que de la colère, de l’explosion toxique de mal-être, des revendications aiguisées, tranchantes et chauffées à blanc, de la fureur électrique glaciale, de la haine inextinguible, insondable et infinie. Pourtant cet album garde une place particulière dans ma discothèque et ressort assez régulièrement, me permettant d’accoucher de la noirceur de mon âme, comme une boite de Pandore où mes démons auraient été gravés sur acétate, une sorte d’exutoire rassurant finalement, un défouloir inique et inopposable, quelque chose avec lequel je communie, dans lequel je trouve un écho, une écoute compatissante et cordiale.
Avant d’être une vulgaire marionnette de publicité, décrochant son téléphone pour y aboyer, Iggy Pop faisait partie d’un des plus grands groupes de rock’n’roll de touts les temps, les Stooges. Le groupe le plus dangereux, celui dont les riffs étaient les plus violents, les plus crades, les plus pervers. Illustration avec l’album Raw Power.
Pochette d’une sombre élégance, Iggy, beau comme un dieu grec, torse nu, maquillé, cheveux teints, empoignant son micro comme si sa vie en dépendait, apposé sur un fond noir. Le thème est mis d’emblée : noirceur de l’esprit, de la civilisation, des hommes, des femmes Assemblage maladif de bruitisme punk, de ballades dérangeantes et de blues à se damner. L’album de la colère ultime, de la haine, de la frustration et de l’ultra violence. Bien plus marquant qu’Orange Mécanique de Kubrick, cet album mène à l’apogée de la folie auto destructrice de l’Homme. Huit titres, moins de quarante minute, écoute totale insoutenable. Jamais parvenu à tout écouter d’un trait, même dans mes moments d’accès les plus noirs Guitare tissant des fils barbelés, martèlement de batterie à faire se lever les morts, basse sombre et vicieuse, voix de stentor. Tout y rend compte de la luxure, de la dépravation, de la débauche, du stupre, du coït Le mal être s’installe insidieusement et si le Velvet Underground peut paraître dérangeant aujourd’hui encore, que dire de cet enfer musical !
La brûlure est profonde, les premières paroles, I’m a violent child, of a nuclear age, with a heart full of napalm, explicitent le propos, le précisent et l’ouragan se déchaîne. Ils en veulent à la terre entière et le font vite savoir sur Search and Destroy , pas de temps de répit, la colère gronde, vindicative, violente, perverse et s’amplifie sur Gimme Danger. A-t-on jamais vu guitare folk plus menaçante ? Et là c’est l’apothéose, l’explosion d’hormones, la libération orgasmique des rancoeurs, la jouissance égoïste, le règlement de comptes sexuels avec tout d’abord Your pretty face is going to Hell et Penetration. Tout ce que ces gars ont pu penser des femmes, des groupies, ce trouve exulté, jaillissant sur scène, mimé par le corps flexueux d’Iggy la Pu*e, porté en transe par des musiciens-maqueraux sur la brèche,drogués, intrigants, dangereux. Les riffs font mal, touchent au plus profond et tout le monde prend en plein fouet. Les solos transpercent l’esprit, vrillent toute volonté, anéantissent les derniers spasmes de lueur, la batterie guide cette transe sexuelle et la basse fouette les tympans La voix d’airain commande, concasse et dirige nos esprits et nos corps. Nous nous retrouvons, l’œil hagard, les nasaux fumants comme des mustangs domestiqués, des pantins dans les mains coercitives, avides et nocives de ces Bacchus, livrés à tous les outrages de la suite de l’album.
Pas de joie ici, que de la colère, de l’explosion toxique de mal-être, des revendications aiguisées, tranchantes et chauffées à blanc, de la fureur électrique glaciale, de la haine inextinguible, insondable et infinie. Pourtant cet album garde une place particulière dans ma discothèque et ressort assez régulièrement, me permettant d’accoucher de la noirceur de mon âme, comme une boite de Pandore où mes démons auraient été gravés sur acétate, une sorte d’exutoire rassurant finalement, un défouloir inique et inopposable, quelque chose avec lequel je communie, dans lequel je trouve un écho, une écoute compatissante et cordiale.
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