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1 mars 2009 à 15:44
par Luc
Portishead - Third
... Juste une sensation désagréable... Le Temps file, une course folle et incontrôlable, violente et indéfectible. Il s’écoule à travers moi, comme l’eau fuit mes doigts, emportant avec lui mon esprit, abandonnant mon corps, ou alors, est-ce l’inverse ?
Etrange sensation que de vivre par deux mondes illusoires, infinis et indéfinis, toute notion de cohérence semble impossible. Subir, agir, qu’importe Le quotidien s’impose, imperturbable et vorace, tragique et grossier : il avale, mâche, engloutit, digère Il vrille les volontés, anéantit les désirs, dépèce la vie.
Alors, on se découvre fantomatique, dérivant entre deux eaux, guettant quelques apparitions Babyloniennes, phares improbables d’une insondable nuit. Et puis, on refuse, on fuit, on plonge dans d’obscurs courants, poursuivant vainement de mythiques animaux et on ne finit par trouver que des épaves, valeureuses victimes de l’Ogre
Enfin, on se résigne, à quoi bon ? La lutte est trop inégale, l’adversité trop puissante, le Temps gagne toujours
C’est un Voyage au bout de la Vie, grandiose et terrible auquel Portishead nous invite, juste passer au travers de quelques portes magiques, pour mieux s’assurer que nos pas s’effacent à chaque instant
... Juste une sensation désagréable... Le Temps file, une course folle et incontrôlable, violente et indéfectible. Il s’écoule à travers moi, comme l’eau fuit mes doigts, emportant avec lui mon esprit, abandonnant mon corps, ou alors, est-ce l’inverse ?
Etrange sensation que de vivre par deux mondes illusoires, infinis et indéfinis, toute notion de cohérence semble impossible. Subir, agir, qu’importe Le quotidien s’impose, imperturbable et vorace, tragique et grossier : il avale, mâche, engloutit, digère Il vrille les volontés, anéantit les désirs, dépèce la vie.
Alors, on se découvre fantomatique, dérivant entre deux eaux, guettant quelques apparitions Babyloniennes, phares improbables d’une insondable nuit. Et puis, on refuse, on fuit, on plonge dans d’obscurs courants, poursuivant vainement de mythiques animaux et on ne finit par trouver que des épaves, valeureuses victimes de l’Ogre
Enfin, on se résigne, à quoi bon ? La lutte est trop inégale, l’adversité trop puissante, le Temps gagne toujours
C’est un Voyage au bout de la Vie, grandiose et terrible auquel Portishead nous invite, juste passer au travers de quelques portes magiques, pour mieux s’assurer que nos pas s’effacent à chaque instant
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