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Ideal Festival, Nantes, 05/04/08
L'idéal festivalà Nantes, samedi 5 avril 2008
4 concerts de prévus dont le Heavy Trash de Jon Spencer, plus de 7h de musique en plein centre-ville de Nantes pour seulement 15 euros, la soirée s'annoncait bien...
20h, arrivée dans le Lieu Unique, bâtiment aux proportions impressionnantes (ancien entrepôt?) et déjà peuplé d'une faune rock sur son 31.Direction la salle du grand atelier pour voir l'excellent André Williams... Mince, annulé, remplacé par les Staggers
Une heure de débauche d'énergie surf/garage/twist, avec une chanteur délirant et survolté, improvisant quelques paroles en français, un serieux client à la Telecaster et entre autres une jeune déesse aux claviers !
Ensuite, une des têtes d'affiches du festival : les japonaises de The 5.6.7.8.'s
Concert assez décevant, calme, loin de la high energy que j'envisageais... Bien évidemment, Hoo Woo en bouquet final, repris avec la foule... Mais je reste globalement assez déçu de la performance... J'en ai profité pour faire une pause clope(au dehors, of course...) et apprécier la décoration du Lieu Unique, pop-art et Bollywood, mélange décalé et infiniement classieux...
Arrive ensuite la magnifique ...
Alain Bashung au NJP - 13/10/08
Alain Bashung Lundi 13 octobre 2008 Nancy Jazz Pulsation Chapiteau de la Pépinière.
On n’est pas encore revenu du pays des mystères
Les bouchons nancéiens m’ont enfin autorisé à arriver au cœur de la ville. Il est 20h32, les premiers accords du concert résonnent déjà au travers du parc. Je me glisse hâtivement sous le grand chapiteau : Fred est déjà sur scène. Celui qui ouvre pour le grand Alain présente son folk électrifié à un auditoire encore clairsemé. Accompagné d’un batteur et d’un looper, il arrive à créer des atmosphères à la fois anxieuses et impatientes où se mélangent Buckley, Neil Young et Ben Harper. Mais au bout d’un certain moment, le chant en français couplé au ton contemplatif rend l’ensemble globalement indigeste, j’y entrevois Saez où Christophe Maé Puis arrivent deux covers, juste avant de nous laisser : « J’appuie sur la gâchette » de NTM et « A l’ envers à l’endroit » de Noir Désir : l’interprétation y est juste, retenue, consciente de l’importance des paroles, transition idéale vers la tête d’affiche
C’est un grand jardin de nulle part
On le dit malade, fatigué, à la frontière ...
Rod Stewart - Every Picture tells a story
Nous sommes en 1971 et le Zeppelin livre son quatrième album, son œuvre la plus populaire, la plus aboutie aussi selon les fans. Les arrangements pompeux et pompiers de Page et Plant prennent ainsi directement la tête des charts partout dans le monde, excepté sur leur propre sol l’Angleterre, ou ils n’obtiennent qu’une médiocre troisième place. Devant eux, deux albums mésestimés de nos jours : The Slider de T-Rex et surtout Every Picture Tells a Story de Rod Stewart.
Rod Stewart - Every Picture Tells A Story
Oui, oui, vous avez bien lu, Rod Stewart, mais descendez de vos grands chevaux, on ne parle pas encore du blond peroxydé hollywoodien, s’interrogeant sur sa sexytude sur un beat disco, faisant des apparitions hésitantes et inhabitées sur le plateau de la Star Ac’ tout en continuant à s’envoyer comme si de rien n’était autant de poudre que de bimbos siliconées
Non, en 1971, bien avant son définitif Atlantic Crossing, l’Ecossais est un des plus grandes voix de tout le Royaume Uni, celui qu’on surnomme « Rod the Mod » a écumé de nombreux groupes mods respectés et respectables, chanté magnifiquement dans toutes les salles de Londres et ...
Lou Reed - Metal Machine Music
Lou Reed est un des personnages les plus importants de l’histoire de la musique du 20eme siècle. Un avant-gardiste, un poète urbain, auteur de nombreux disques référence, adulé par certains, haï par d’autres : un artiste culte tout simplement. Attachons nous à un de ses disques les plus singuliers
LOU REED - METAL MACHINE MUSIC
Déjà empli de désillusions sur le premier album du Velvet avant même l’effervescence baba de l’été de l’amour, fer de lance du mouvement glam avec l’album Transformer, précurseur du heavy sur l’album Rock’n’ Roll Animal, le Lou est un touche à tout génial, toujours là où on ne l’attend pas, contrepied parfait de la bienséance bobo, mais désespérément incompris.
De nombreux groupes se revendiquent de son influence mais toujours a posteriori. En 1973, son chef d’œuvre calciné, Berlin, à la folie consumée, à l’ardente intensité et à l’orchestration dramatique fait un bide monumental. Directement dans les bacs à soldes Même s’il en faut beaucoup plus pour démolir l’Homme qui a résisté au Pavé New Yorkais, aux électrochocs pour lutter contre sa bisexualité, à la Factory et à toutes ...
Portishead - Third
Portishead - Third
... Juste une sensation désagréable... Le Temps file, une course folle et incontrôlable, violente et indéfectible. Il s’écoule à travers moi, comme l’eau fuit mes doigts, emportant avec lui mon esprit, abandonnant mon corps, ou alors, est-ce l’inverse ?
Etrange sensation que de vivre par deux mondes illusoires, infinis et indéfinis, toute notion de cohérence semble impossible. Subir, agir, qu’importe Le quotidien s’impose, imperturbable et vorace, tragique et grossier : il avale, mâche, engloutit, digère Il vrille les volontés, anéantit les désirs, dépèce la vie.
Alors, on se découvre fantomatique, dérivant entre deux eaux, guettant quelques apparitions Babyloniennes, phares improbables d’une insondable nuit. Et puis, on refuse, on fuit, on plonge dans d’obscurs courants, poursuivant vainement de mythiques animaux et on ne finit par trouver que des épaves, valeureuses victimes de l’Ogre
Enfin, on se résigne, à quoi bon ? La lutte est trop inégale, l’adversité trop puissante, le Temps gagne toujours
C’est un Voyage au bout de la Vie, grandiose et terrible auquel Portishead nous invite, juste passer au travers ...
The Jon Spencer Blues Explosion - ACME
Une petite (très petite...)chronique de
The Jon Spencer Blues Explosion - ACME
1998
Clinton prend du bon temps avec Monica à la Maison Blanche, la France vibre au rythme des hooligans, James Cameron noie le grand cinéma avec son naufrage le plus rentable et Céline Dion en profite pour imposer sur toutes les ondes ses mélodies sirupeuses et sa voix horripilante
Bref, rien d’exaltant, et puis, deux explosions succèssives
1998
La petite pilule bleue est commercialisée.
Le Viagra, un concentré d’hormones, où comment redonner fougue et vigueur à un truc oublié depuis longtemps, comment ouvrir de nouvelles perspectives, redonner un coup de jeune aux cinquantenaires et plus Et puis
1998
Le Jon Spencer Blues Explosion sort ACME
Même chose, juste un condensé d’hormones, de six-cordes hypophysaires et de distorsions hypothalamiques. Juste l'envie de reprendre un truc là où les bluesmen du Mississipi l’avaient laissé et de lui faire tâter du pavé façon new-yorkaise, de lui faire découvrir l’ère du nucléaire !
Le Jon est simplement animé du désir de prendre le blues à bras-le-corps, de le dépouiller de ses oripeaux, en en retirerant la basse, et ...
The Black Rebel Motorcycle Club
The Black Rebel Motorcycle Club
Je place le disque sur la platine et me voila plongé au cœur de la Ville une nuit d’été. Ma respiration s’accélère à cause de la chaleur moite que le Macadam recède, je suis au bord de la fièvre. Exit le soleil, les réverbères des grandes avenues sont les seules lumières, les feux de circulation mes seuls phares dans cette nuit infinie. Un air putride, vicié et corrosif m’assaille. Le vacarme diurne s’est éclipsé pour un martèlement sourd et métallique. Seuls quelques métros lointains naviguent encore dans cette mer de béton.
Les formes sont modifiées et les ombres disproportionnent toute chose. Les angles saillants et acérés des buildings font planer une menace floue sur la Ville. La Faune a changé, disparus les Yuppies, les golden boys Le Pavé n’appartient plus qu’aux putes, aux dealers et aux alcoolos.
Et moi, dans ce monde parallèle, indépendant et unique, vêtu simplement, RayBan, bottes et cuir, j’arpente sans relâche le labyrinthe d’acier et de roches. Je vais de bar en bar, éclusant pintes sur pintes et gobant tout ce qui passe à ma portée. Mon corps reptilien devient un laboratoire ...
The Beatles - LOVE
Puisque Noël approche à grandes enjambées, retour sur un cadeau de l'année dernière ( et donc un gros pavé pour vous à lire, désolé...):
The Beatles - Love
Ah oui, les Beatles, on connaît tous ! Qui n’a pas entendu une fois Yesterday, hurlé Help ou ne s’est pas essayé à la guitare sur l’intro d’Helter Skelter, mimé la basse de Come Together ?
Tout le monde a son Beatles préféré, Paul le charmant garçon, John le rebelle, George le mystique et Ringo le rigolo Mais bon, de l’age d’or de ce groupe, que restet-il, à part une grande et belle place dans la mémoire collective ? C’est sur que ce n’est pas avec les deux restant qu’on va écrire l’histoire musicale du 21eme siècle Pourtant une petite remise à jour a eu lieue, tombant, le hasard faisant bien les choses, pour la période des cadeaux, Noël ! Alors après la biographie de MacCartney, l’année dernière sous le sapin, Love des Beatles
Hmmmmmmm.... Des bandes remasterisées par Georges Martin, le producteur Ca doit avoir le goût des Beatles, l’odeur des Beatles voire même peut être le son des Beatles, mais ça ne restera qu’un ersatz.
C’est qu’avec moi, il ne faut ...
Amy WInehouse - Back to Black
Bon alors c'est pas vraiment une chronique au sens classique du terme, disons simplement une petite disgression sur l'album Back to Black d' Amy Winehouse :
Elle est grande, un peu ronde, elle a de longs cheveux bruns bouclés, elle est tatouée même C’est mon genre de femme, aucun doute Plus je l’observe et plus je remarque qu’il se dégage d’elle comme un sentiment de nihilisme exacerbé qu’on ne retrouve que chez les personnes qui en ont trop bavé, une sorte de mépris généralisé et d’amusement permanent, comme si plus rien ne pouvait encore l’atteindre, comme si vivre se résumait à être un funambule, forcé d’avancer sur une corde trop fine... Indéniablement, elle m’interpelle, je me questionne sur son histoire, cherche à percer ses secrets Elle me regarde longuement derrière un voile de fumée qu’elle fait apparaître et disparaître au gré de sa respiration Il émane d’elle une aura animale, un charme félin, et même si elle n’est pas vraiment belle, elle me captive, me magnétise, me possède
Alors, la musique s’élève et elle ouvre la bouche Sa voix rugit, pleine de whisky et de cigarettes Je l’écoute me déclamer ses ...
Raw Power - Iggy and the Stooges
Allez une petite chronique de Raw Power des Stooges ( ma premiere, indulgence please.. ):
Avant d’être une vulgaire marionnette de publicité, décrochant son téléphone pour y aboyer, Iggy Pop faisait partie d’un des plus grands groupes de rock’n’roll de touts les temps, les Stooges. Le groupe le plus dangereux, celui dont les riffs étaient les plus violents, les plus crades, les plus pervers. Illustration avec l’album Raw Power.
Pochette d’une sombre élégance, Iggy, beau comme un dieu grec, torse nu, maquillé, cheveux teints, empoignant son micro comme si sa vie en dépendait, apposé sur un fond noir. Le thème est mis d’emblée : noirceur de l’esprit, de la civilisation, des hommes, des femmes Assemblage maladif de bruitisme punk, de ballades dérangeantes et de blues à se damner. L’album de la colère ultime, de la haine, de la frustration et de l’ultra violence. Bien plus marquant qu’Orange Mécanique de Kubrick, cet album mène à l’apogée de la folie auto destructrice de l’Homme. Huit titres, moins de quarante minute, écoute totale insoutenable. Jamais parvenu à tout écouter d’un trait, même dans mes moments d’accès ...
Les chroniques du Pépère...
Bon voilà, j'ai pas envie de reposter sur le site mes chronqiues déjà parues sur GP.fr, donc je les replace ici, et y ajouterai les nouvelles si nouvelles il y a... Donc pour les débats, les demandes de précision, c'est ici...


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