Contribuer
Vous devez être inscrit pour contribuer.Login ou Créer un compte
28 novembre 2008 à 11:47
par Yannick
Heureux destin pour cet enfant de la balle tout droit débauché d’une caravane du Michigan, qui mène depuis quarante-cinq ans (depuis ses débuts en tant que batteur des Iguanas) une carrière prolifique. Donné régulièrement comme outsider de luxe dans la course à la fin tragique, il a surmonté les embûches sans encombre, malgré un mode de vie des plus indiscipliné. Tout prédestinait la star de Muskegon (sa ville natale, minuscule trou perdu à côté de Détroit), à ne pas dépasser la trentaine. Car « l’homme au caniveau », comme certains se plaisent à le nommer, emplit ses veines d’héroïne avec les tous puissants Stooges, soit trois loosers (Dave Alexander, Ron et Scott Asheton)tout aussi fans de défonce. Même méprisé par une bonne partie du milieu rock, le groupe sort en 1969 "The Stooges", un chef-d’œuvre salement tribal et garage qui ne ressemble à rien de sorti auparavant. Après cet album, Iggy Pop arborera sur un de ses t-shirts : « J’ai torché les sixties ».
Les deux albums suivants, "Fun House" (1970) et "Raw Power" (1973), à la sonorité plus free-jazz due à l’arrivée du saxophoniste Steve Mckay, abondent dans le même sens. Et même s’il peine à trouver une veine à peu près convenable pour se piquer et qu’il vomit en concert, Iggy est un monstre de scène. Torse nu, il se contorsionne comme un serpent et jette un venin d’une extrême violence. Le journaliste anglais Nick Kent dira d’une de ses prestations que « C’était plus effrayant qu’Orange Mécanique et Alice Cooper réunis ».
Mais c’est avec la fin des Stooges qu’Iggy commence à boire la tasse. A sa rescousse, David Bowie. Réunis, le caméléon du rock et l’iguane font des étincelles. De leur collaboration émanera les indispensables "Idiot" et "Lust For Life" (1977). C’est définitif, Pop a rompu avec la brutalité de son ancien groupe. Mais sans Bowie, Iggy se sent abandonné. Et sans la touche du maître, les compos sont moins convaincantes et les échecs commerciaux s’enchaînent. Une période difficile palliée une fois de plus par le retour de sa moitié sur "Blah Blah Blah" (1986). Un album qui relance Iggy et le fait entrer dans les années 90 au panthéon du rock.
Et depuis le début de ce siècle ? Quelques albums en forme de retour au rock, certes, mais de moyenne facture. Même la reformation des Stooges en 2003 peine à convaincre.
Les deux albums suivants, "Fun House" (1970) et "Raw Power" (1973), à la sonorité plus free-jazz due à l’arrivée du saxophoniste Steve Mckay, abondent dans le même sens. Et même s’il peine à trouver une veine à peu près convenable pour se piquer et qu’il vomit en concert, Iggy est un monstre de scène. Torse nu, il se contorsionne comme un serpent et jette un venin d’une extrême violence. Le journaliste anglais Nick Kent dira d’une de ses prestations que « C’était plus effrayant qu’Orange Mécanique et Alice Cooper réunis ».
Mais c’est avec la fin des Stooges qu’Iggy commence à boire la tasse. A sa rescousse, David Bowie. Réunis, le caméléon du rock et l’iguane font des étincelles. De leur collaboration émanera les indispensables "Idiot" et "Lust For Life" (1977). C’est définitif, Pop a rompu avec la brutalité de son ancien groupe. Mais sans Bowie, Iggy se sent abandonné. Et sans la touche du maître, les compos sont moins convaincantes et les échecs commerciaux s’enchaînent. Une période difficile palliée une fois de plus par le retour de sa moitié sur "Blah Blah Blah" (1986). Un album qui relance Iggy et le fait entrer dans les années 90 au panthéon du rock.
Et depuis le début de ce siècle ? Quelques albums en forme de retour au rock, certes, mais de moyenne facture. Même la reformation des Stooges en 2003 peine à convaincre.
Liens
- Site web : http://www.iggypop.com
- MySpace : http://www.myspace.com/iggyandthestooges
Note
Votre note


© Musity 2010 - Content posted by Musity users is dedicated to the public domain.
Commentaires
je vais relire un peu "please kill me" et essayer d'étoffer ça histoire que ça soit vraiment complet :)
C'est vrai qu'après la période Berlinoise qu'il passa avec Bowie, pas grand chose d'exceptionnel... "Blah, Blah, Blah" et "Brick by Brick" livré en 1990 sortent un peu du lot.
La reformation des Stooges est comme tu l'as dit pas très convaincante. L'album "The Weirdness" n'est franchement pas à la hauteur des trois premiers albums, manquant sérieusement d'urgence et de danger. Ceci dit, en concert, ça reste effectivement une expérience à faire, une valeur sure. :D
Laisser votre commentaire
Vous devez vous connecter ou vous inscrire pour pouvoir poster des commentaires Login ou Créer un compte